Populations autochtones et maladies chroniques au Canada

Les 16 organismes caritatifs en santé que représente PartenaireSanté travaillent à trouver des remèdes, des traitements et des outils de diagnostic pour plus de 400 maladies et affections chroniques qui sont responsables de près de 80 % de tous les décès au Canada. Jusqu'à 87 % des Canadiens seront probablement touchés par une ou plusieurs de ces maladies chroniques ou maladies graves au cours de leur vie. Bon nombre de ces problèmes de santé touchent de façon disproportionnée les peuples autochtones du Canada. Grâce aux dons versés à PartenaireSanté, bon nombre de nos organismes financent déjà la recherche et offrent des programmes, des ressources et du soutien ciblés aux peuples autochtones.

Voici quelques exemples du travail accompli par nos organismes membres :

  • Crohn et Colite Canada finance des projets de recherche qui ont une incidence sur des collectivités mal desservies, y compris les populations autochtones. Par exemple, le programme de télémédecine des MII (maladies inflammatoires de l'intestin) de l'hôpital Mount Sinai de Toronto, lui-même une composante du programme Promoting Access and Care Through Centres of Excellence, ou PACE (Promouvoir l’accès et les soins grâce aux centres d’excellence), le premier réseau national canadien de centres d'excellence sur les MII, vise à offrir des soins spécialisés pour la maladie de Crohn et la colite dans des régions du Canada où les personnes atteintes ont des difficultés à obtenir des soins spécialisés.
  • Chez les membres des Premières nations du Canada, le risque de développer le diabète peut atteindre 80 %. Diabète Canada offre une foule de programmes pour aider à s'attaquer à ce grave problème de santé, y compris des occasions pour les gens de se réunir pour faire du réseautage, pour échanger de l'information et du soutien, comme le rassemblement autochtone annuel sur le diabète à Prince Albert, en Saskatchewan, qui en est maintenant à sa 16e année, le programme « Breaking the Cycle of Diabetes » (Briser le cycle du diabète) qui fournit des outils et ressources culturellement appropriés pour devenir « ambassadeur » (leader et porte-parole des pairs) dans les communautés des Premières nations. Au cours de la première année, 53 ambassadeurs ont rejoint 9 577 personnes de 25 collectivités des Premières nations de la Saskatchewan.
  • Un partenariat avec le ministère de la Santé des Premières nations et des Inuits et les sept conseils tribaux du Manitoba a mené à l'élaboration et à la distribution d'un guide de ressources à l'intention des personnes atteintes du diabète de type 2 dans les collectivités rurales et éloignées des réserves, tandis que « Let’s Talk Diabetes » (Parlons diabète) est une série scolaire conçue pour soutenir et informer les jeunes à risque de développer le diabète. Diabète Canada s'est associé à la Division scolaire Frontier, la plus grande division géographique du nord du Manitoba qui compte la plus forte population autochtone.  
  • La stratégie Diabète 360° sur le diabète, élaborée en 2018, comprend des recommandations précises visant à améliorer la prévention, le dépistage, le traitement et les résultats pour les patients diabétiques. Un groupe de travail sur l'inclusion des peuples autochtones s'est réuni pour diriger les sections de la stratégie qui concernent les communautés autochtones. Ils ont fourni des commentaires sur la stratégie pour s'assurer qu'elle respecte les appels à l'action de la Commission de vérité et réconciliation en matière de santé et qu'elle ne nuise pas aux autochtones du Canada. Le groupe de travail a indiqué que, bien qu'une stratégie pancanadienne ne puisse répondre aux besoins particuliers des groupes autochtones, elle pourrait servir de point de départ à l'élaboration d'une stratégie autochtone sur le diabète qui appartient aux peuples autochtones, qui soit dirigée et mise en œuvre par eux, et qui répond aux besoins uniques des peuples autochtones du Canada.
  • Dystrophie musculaire Canada offre plusieurs types de soutien aux peuples autochtones, notamment :
  • Faciliter les liens entre les populations autochtones, qui sont souvent en milieu rural, et les ressources spécialisées en soins de santé, par exemple en aidant à compenser les frais de déplacement pour visiter des spécialistes des maladies neuromusculaires dans le Nord ontarien.
  • Partenariat avec diverses réserves à travers le Canada pour aider les gens à naviguer dans les ressources et les fournisseurs afin d'améliorer l'accès aux appareils et accessoires fonctionnels.
  • Offrir des séances d'information ainsi que des services d'adaptation et de soutien affectif par l'entremise de spécialistes des services.
  • La Fondation canadienne du foie a accordé près de 500 000 $ en subventions de recherche à des chercheurs canadiens, par exemple pour :
  • Améliorer la compréhension des facteurs génétiques chez les membres des Premières nations de la côte nord-ouest du Pacifique qui ont un taux plus élevé que la moyenne d'une maladie du foie appelée cholangite biliaire primitive, car cette maladie du foie représente plus de 25 % des cas de transplantation du foie des membres des Premières nations en Colombie-Britannique.
  • Améliorer les traitements d'une maladie du foie appelée cirrhose infantile chez les Indiens de l'Amérique du Nord (un enfant sur 10 dans cette population porte la mutation génétique responsable de cette maladie) dans l'espoir d'éliminer le besoin de transplantation du foie.
  • La Fondation a été l'un des partenaires fondateurs du réseau de recherche du Réseau canadien sur l'hépatite C (CanHepC) depuis 2002. Parmi les populations clés touchées par l'hépatite C sont les peuples autochtones du Canada et l’on estime que les taux d'hépatite C sont cinq fois plus élevés chez ces peuples que dans la population générale du Canada.
  • En 2019, la Fondation a établi un nouveau partenariat de recherche avec le réseau « Saskatchewan Infectious Disease Care Network » pour appuyer un modèle de soins communautaires dirigé par la communauté afin d'améliorer l'accès au traitement des maladies chroniques du foie et la continuité des soins dans 10 collectivités des Premières nations.
  • De plus, la Fondation organise et participe régulièrement à de nombreuses séances d'information et présentations à l'intention des communautés autochtones partout au pays.
  • Les personnes d'ascendance autochtone sont plus à risque que la population moyenne de développer une maladie rénale. La Fondation canadienne du rein a financé des recherches sur les populations autochtones, notamment sur les soins de santé intégrés et culturellement pertinents ainsi que sur le don d'organes. Sa division du Manitoba a élaboré un programme d'études autochtone pour la prévention primaire et secondaire des maladies rénales, y compris le dépistage.
  • Le programme Jeunes Cœurs rythmésMC de la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC éduque des élèves de la maternelle à la 6e année depuis 23 ans en Colombie-Britannique et s'est maintenant étendu aux collectivités autochtones du pays.
  • Les femmes autochtones ont un taux de mortalité lié aux maladies cardiovasculaires plus élevé que les femmes non autochtones. Par l'entremise des chaires financées par le gouvernement fédéral dans le domaine de la santé du cœur et du cerveau des femmes autochtones, le programme de la Fondation cible la recherche sur la santé du cœur et du cerveau des femmes et favorise la collaboration entre les établissements de recherche partout au pays.
  • La Société Alzheimer du Canada aide à financer la recherche au niveau de la population afin de déterminer l'impact de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée sur les populations autochtones. Le taux de prévalence peut être jusqu'à 34 % plus élevé que dans les populations non autochtones, avec un début moyen plus précoce de 10 ans. La Société finance également la recherche visant à améliorer les connaissances, le diagnostic, le traitement et la gestion de la maladie d'Alzheimer ou d’une maladie apparentée chez les populations autochtones du Canada. De plus, il offre des services et du soutien aux personnes atteintes et à leurs aidants.
  • La Société canadienne du cancer s'associe au projet « Tobacco-Wise Cessation Services » visant à réduire le tabagisme chez les Premières nations, les Inuits, les Métis et les populations autochtones urbaines vivant en Ontario et en Saskatchewan grâce à une subvention du Partenariat canadien contre le cancer.
  • La société collabore également avec l’organisme « Pauktuutit Inuit Women of Canada » depuis cinq ans dans le cadre de la série « My Journey » (Mon parcours), créée pour accroître les connaissances inuites sur le cancer et fournir des ressources aux patients, aux familles, aux aidants naturels et aux professionnels de la santé. L'objectif à long terme est d'accroître les connaissances sur le cancer, d'augmenter les taux de dépistage, d'encourager les changements de mode de vie pour réduire l'incidence du cancer et de créer des plateformes de soutien à chaque étape du parcours face au cancer.